Test de l'AUDI RS3 LMS sur le circuit du Castellet 12 Novembre 2017

La vidéo du test de l'Audi LMS RS3

Malgré une saison écourtée, Marine Pidoux n’a pas baissé les bras et revient vers nous pour vous livrer une nouvelle chronique. Ce sera pour l’essai de l’Audi RS3 LMS et sa première course d’endurance qu’elle disputera dans moins de 2 semaines.

Cela faisait un moment que ma chronique était en sommeil. Outre l’impossibilité de rouler cette année à cause d’un souci de désengagement de ma voiture, j’ai tout de même eu une année bien chargée. Depuis quelques mois j’ai la chance de travailler pour le groupe LG automobiles qui regroupe quelques concessions du Sud, telles que LG Carcassonne, Narbonne, Perpignan mais aussi Jeep Yamaha et une antenne Porsche.

Le retour de Marine Pidoux

Grâce au groupe LG, j’ai la chance de tester de magnifiques autos et de partager mon expérience avec vous tous sur YouTube. La vidéo la plus visionnée aujourd’hui est celle de la nouvelle Jeep Compas sur ma chaîne : Marine Pidoux.

Je souhaitais aujourd’hui vous parler d’une toute nouvelle fusée que j’ai eu le plaisir de tester le week-end passé sur le grand tracé du circuit Paul Ricard au Castellet : la nouvelle Audi LMS RS3. J’ai eu cet honneur grâce ​à La manufacture Horlogère​ Ange Barde, Stéphane​ Perrin ​( un pilote affichant un sacré palmarès)​​ et 888 Events.
Au tout début j’étais un peu sur la réserve car j’ai l’habitude de ne piloter que des propulsions. J’avais peur de prendre beaucoup moins de plaisir qu’avec ma Super Tourisme de mon équipe Speed Car.

J’ai avant tout commencé par un baptême avec Stéphane Perrin. Je peux vous assurer que je suis difficilement impressionnable. La seule fois où je l’ai été, fut le baptême avec Pascal Destembert dans la Super Tourisme à Alès ! Dès la première ligne droite avalée, je vous garantis que les sensations étaient au rendez-vous ! Stéphane m’a montré un pilotage aux limites de la voiture, une exploitation optimale qui m’a permis de voir beaucoup de qualités dans cette auto.

La RS3 LMS sous l’œil de Marine

Avant de vous expliquer mon test, je vais quand même vous donner les caractéristiques de cette voiture de course. La nouvelle Audi RS3 LMS est destinée à différents championnats TCR ​et aux 24 Heures Séries avec laquelle Stéphane participe​.

La motorisation développée par Audi Sport dans le cadre de son programme Customer Racing, la nouvelle Audi RS3 LMS a une carrosserie aux lignes profondément agressives avec une motorisation 4 cylindres 2.0 litres TFSI développant 330 ch. Elle est dotée de la boîte séquentielle à six rapports de l’audi R8, alors autant vous dire que « ça envoie du pâté » à chaque passage de vitesse ! (un passage de rapport extrêmement rapide).

Envoûtée par la TCR

Je commence mon tour de chauffe et j’essaie de voir comment se comporte la voiture. Au premier abord je me dis « OMG, cette voiture est ouf !!! » Mais je me reprends rapidement et me concentre afin de profiter de ce test à fond.

Première chose, elle déteste les petits coups de volant, elle est très réactive, il faut être le plus doux et fluide possible. Mon petit problème d’adaptation est de chercher la pédale de frein étant plus éloignée que dans mes habitudes. J’avoue avoir eu un peu d’appréhension lors des gros freinages, mais je me suis vite adaptée me permettant de me concentrer sur la pression que je devais mettre pour arrêter ce petit bolide. (80 bars de force dans la cuisse).
Non on n’est pas dans une voiture de série où l’on exerce une force de 25 bars, ici c​’​est le triple… Au départ j’ai été un peu déstabilisée par le pilotage d’une traction, étant différente d’une propulsion comme par exemple accélérer à la corde pour charger l’avant.

La fusée Audi

Les palettes sont ultra rapides, ce qui donne une sensation très agressive et jouissive au pilotage. Quelques fois j’ai senti que la RS3 surtout dans le double droite avait son arrière qui voulait passer devant, la coquine !!! Bien évidemment un essai reste un essai et il faut savoir être prudent et écouter les conseils des pros.

Il a fallu que je m’adapte vite au pilotage d’une traction mais quel bonheur… plus les tours passaient plus je comprenais comment la dompter. Je suis ressortie avec un sourire jusqu’aux oreilles, car j’ai compris que la marge de progression est énorme, mais qu’il y a beaucoup de travail avant d’amener cette fusée au limites. J’ai été agréablement surprise et stupéfaite des capacités de cette auto.
Je vous recommande vivement de l’essayer. ​La voiture sera engagée la saison prochaine aux 24 Heures Series sur les plus beaux circuits du monde (Dubaï, Silverstone, Barcelone, Spa-Francorchamps ou encore Austin) avis aux amateurs…

Première en Endurance

Pour ma part je vous donne rendez-vous pour le championnat du monde Mitjet 2L ou je participerais pour la première fois à une course d’endurance de 24 heures le week end du 25 novembre prochain a Portimão (au Portugal).